
Vertime n’est pas un hôtel :
Mais plutôt une grande Villa Balnéaire.
Avec la découverte des bains de mer et de leurs bienfaits thérapeutiques, la ville des Sables-d’Olonne connaît un développement spectaculaire. A la fin du XIXème siècle, le chemin de fer amène sur la côte les premiers vacanciers appelés « baigneurs ».
Ces “baigneurs”, issus du milieu de l’industrie, de l’aristocratie, de la riche bourgeoisie nantaise et parisienne, vont s’y fixer en faisant construire les premières résidences secondaires de notre monde moderne. Au-delà de leur architecture éclectique et ouverte sur le paysage, ces nouveaux lieux de villégiature renferment secrètement l’art de vivre à la française autour d’une composition intérieure raffinée, dans un environnement chaleureux, moderne et confortable.
Maisons d’exception, lieux d’excellences et de représentation sociale, les villas présentaient à la famille et aux convives, des beaux objets ou du mobilier rare venu d’ailleurs, des tableaux, maquettes de bateaux, du beau linge, des couverts en argent et de la vaisselle de porcelaine.
La Villa Vertime reprend aujourd’hui les attributs de cette illustre histoire dont les Sables-d’Olonne fut témoin et acteur. Des figures comme les architectes Charles Charrier et Maurice Durand ont façonné l’histoire balnéaire des Sables. Forte de son empreinte, la Villa Vertime s’arroge les grands principes d’une architecture très dessinée, mêlant ordonnancement et figures récurrentes, où la vue compte autant que la lumière.
La Villa Vertime est symétrique, à forte pentes. Deux pignons se retournent en façade pour aller chercher les vues mer au travers de deux grands bow-windows en balcons. Paré d’une marquise périphérique et d’une serre en terrasse panoramique, l’ensemble fait référence aux ornements et motifs de l’architecture balnéaire.
Sans jamais en faire une copie littérale, Vertime interroge l’architecture balnéaire d’aujourd’hui en puisant dans le passé les principes fondamentaux et en réinterprétant de manière contemporaine les signes. La toiture s’éclaircie et fabrique avec les murs un ensemble monochrome presque fantomatique.
Vertime est une version contemporaine de l’architecture balnéaire entretenant volontairement l’ambiguïté entre neuf et ancien, entre construction ou rénovation. Vertime existait-il avant ?
Une villa balnéaire d’aujourd’hui doit être de son temps et plus encore : contemporaine, confortable, exigeante, agréable et exemplaire. Vertime fait collection de beaux objets, d’un certain raffinement dans un intérieur contemporain chaleureux.
Vertime n’est pas un hôtel : sa programmation est plus domestique, moins convenue, plus créative, moins rigide, plus libre, c’est une grande Villa ouverte aux touristes mais aussi aux habitants du quartier, on y puise l’ambiance portuaire et l’animation de la Place du Vendée Globe; Vertime devient l’extension d’une place publique propice aux rencontres et aux échanges.
Vertime est plus qu’un hôtel et redéfinit ainsi l’usage classique de l’hôtellerie.
Vous y êtes chez vous : pour un grand évènement nautique ou une exposition, un séminaire, une projection, un concert, une conférence, un blind test, un karaoké, un atelier culinaire… ou simplement pour boire un verre avec vos amis du port ou du quartier, au bar ou au restaurant, vous y fêtez votre anniversaire au roof top dans la piscine panoramique…Vous y croisez des gens d’ici où d’ailleurs, des navigateurs connus ou des marins du coin…
Le projet des Ateliers Diderot vient requalifier une ancienne friche industrielle pantinoise, entre le cimetière parisien Pantin-Bobigny et le quartier des Quatre Chemins. Ancienne usine de pneu, le site est un ensemble composite de bâtiments de bureaux et d’entrepôts, caractéristiques de l’architecture industrielle du 20ème siècle.
Cette réhabilitation s’appuie et valorise le « déjà-là », issu de son passé industriel mais également de son activité sociale remarquable liée à une occupation transitoire.
Le travail architectural consiste ici en une simplification, réparation et réactivation afin de révéler les qualités esthétiques et fonctionnelles du site. À la manière d’un vase grec, les interventions architecturales sont ciblées et réfléchies, rendues visibles par un traitement esthétique différencié.
L’image créée est celle homogène d’un bâtiment industriel affirmant son caractère d’équipement moteur de la rénovation du quartier dont le design porte les valeurs de la ville durable.
Dans une démarche de réemploi, rendue visible sur site par un travail colorimétrique, 68% des profils existants ont pu être réutilisés sur site, représentant une économie significative de 8% de l’acier utilisé sur le chantier. Les structures existantes des halles se voient poursuivies ou complétées afin de créer un niveau supplémentaire d’ateliers. Des façades en acier viennent ensuite créer de véritables rues intérieuresqui, au-delà de gérer les aspects logistiques du programme, deviennent des espaces d’échanges et de convivialité, largement appropriables et encourageant la transversalité. Leur préfabrication en atelier a permis non seulement de diminuer les contraintes sur le chantier, mais également d’accélérer le processus de mise en œuvre, alliant confort, qualité et efficacité.
Les Ateliers Diderot, en action.
L’hôtel Astoria à deux pas de la gare et du Jardin des Plantes de Nantes, rebaptisé OLDEGAR après une transformation complète, devient un lieu hybride, festif et coloré. Au programme : 45 chambres et 3 appartements, un bar, un corner pizzeria, un salon de musique vinyles, deux terrasses, un garage pour y organiser des concerts secrets…
Bâtiment du 19e qui s’est pris une bombe au 20e, le lieu est de nouveau décloisonné et dépouillé pour retrouver l’espace pour danser. Esprit friche industrielle et techno minimale, ne reste ici que les spotlights et la couleur.
Ici la chromatique réveille les sens et se met en mouvement : chaque couleur ou motif joue sa partition. Zébras ferroviaires, dancefloor jaune plastifié, orange sncf vitaminé, vert prairie.
Pour le reste c’est 100% assemblage, bricole et réemploi. Un bar composé d’étagères industrielles pluguées à d’anciens buffets, commodes et vitrines. Du mobilier chiné, pimpé et augmenté, de grandes banquettes de gare, un canapé 70’s zèbré, affiches et sérigraphies de concerts mythiques collées aux murs, boules à facettes de seconde main provenant d’anciennes discothèques.
Pas de déco à thème pour les chambres, ne reste qu’un fond vert de cinéma ou chacun peut s’imaginer, retoucher et instagrammer son propre univers. La tête de lit enveloppe les dormeurs de ses zébras ferroviaires sous la lumière des anciennes appliques de l’hôtel pimpées au plexiglass comme de grands phares de locomotive.